Au fond d'une âme, au fond d'un puits,
au moindre bruit, à la première larme,
j'agis, je tranche,arbres et branches,
trons et membres.
A la lumière de ma lame,
haine et désespoire, amour et espoir,
parcourus d'oriflammes,
j'agis, je tranche, les bas et les manches,
les bustes et les menbres.
A l'ombre de mon âme,
je commet les pires actes,
que je regrette aussitôt,
comme un poison.
Une lame tranchante,
dansant sur des flammes,
noir et verte,
au coeur de pierre,
qu'il y a dans ma poitrine,
ébène et pourtant blanche,
verte et pourtant rouge,
au coeur de la mort.
Et pourtant,
nul infamie,
nul sacrifices,
ne me fut épargné,
ne me fut obligé.
Contrainte et soumise,
libre et fière,
je vis en Ombre Terre.
Belle parmis mes soeurs,
adulé des hommes,
crainte de la surface,
je suis elfe noire,
la lie de toute race.